II. État des lieux en matière de nutrition

2014


ANALYSE

6-

Activité physique et sédentarité en France

L’inactivité physique1 est la quatrième cause de mortalité dans le monde, elle est aujourd’hui présentée comme une véritable pandémie (Kohl et coll., 2012renvoi vers). Dans ce contexte, la promotion de l’activité physique et la lutte contre la sédentarité sont des objectifs majeurs, notamment dans la lutte contres les maladies non transmissibles (OMS, 2002renvoi vers et 2012renvoi vers). Les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque affectent l’ensemble de la population, mais certains groupes comme les personnes âgées, les personnes ayant un faible niveau d’instruction ou les familles à faibles revenus sont encore plus vulnérables.
Nous disposons de plusieurs sources de données sur la pratique d’activité physique et la sédentarité en France, issues d’enquêtes ou d’études menées en population générale. Si des données sur l’activité physique ont été recueillies à partir de 1967 (Le Roux, 1970renvoi vers), des données sur la sédentarité n’ont été recueillies qu’à partir de 2005 (Escalon et coll., 2007renvoi vers). Dans ce chapitre, seules les enquêtes menées à partir de 2005 seront traitées, les enquêtes précédentes ayant été développées dans une expertise collective antérieure, dédiée à l’activité physique (Inserm, 2008renvoi vers).
Plusieurs enquêtes nationales, réalisées à l’initiative du secteur du sport ou de la santé, se sont intéressées aux pratiques d’activité physique et de sédentarité de la population française. L’enquête la plus récente, commanditée par le CNDS2 et le Ministère en charge des sports, date de 2010. D’autres enquêtes, réalisées par des institutions relevant plus particulièrement du secteur de la santé, sont également disponibles : Cycle triennal d’enquête en milieu scolaire 2003-2004 (14-15 ans), Baromètres santé 2005, 2008 (12-75 ans), ENNS (Étude nationale nutrition santé) 2006-2007 (3-74 ans), Inca 2 (étude individuelle nationale sur les consommations alimentaires) 2006-2007 (3-79 ans). Ces enquêtes ont la plupart du temps été menées en France métropolitaine mais des enquêtes spécifiques dans les départements d’Outre-mer ont également été réalisées, notamment en Guadeloupe (ORSaG, 2009renvoi vers et 2010renvoi vers ; Atallah et coll., 2012renvoi vers), à Mayotte (Vernay et coll., 2009renvoi vers) et en Martinique (Caius et Benefice, 2002renvoi vers). Enfin, des études menées en région (Gavarry et coll., 2003renvoi vers ; Guinhouya et coll., 2010renvoi vers ; Blaes et coll., 2011renvoi vers) et des études internationales incluant la France (Martinez-González et coll., 2001renvoi vers ; Varo et coll., 2003renvoi vers ; Commission européenne, 2010renvoi vers ; Rey-Lopez et coll., 2010renvoi vers ; Currie et coll., 2012renvoi vers) viennent également compléter ces données sur les pratiques d’activité physique et la sédentarité.

Activité physique et sédentarité chez les enfants et adolescents

Activité physique

L’activité physique chez les enfants et adolescents (3-10 ans et 11-14 ans), a été mesurée dans deux enquêtes nationales : ENNS (Unité de surveillance et d’épidémiologie nutritionnelle (Usen), 2007renvoi vers) et Inca 2 (Lafay, 2009renvoi vers). Dans celles-ci, les questionnaires utilisés présentaient deux limites importantes : une quantification insuffisante de l’activité, ne permettant pas de juger du suivi ou non des recommandations, ou une utilisation d’un seuil de recommandations d’activité physique favorable à la santé défini pour les adultes. Toutefois, ces enquêtes ont le mérite d’apporter un éclairage sur les pratiques dans cette population pour laquelle peu de données à ce jour étaient disponibles à l’échelle nationale.
Les résultats de l’enquête ENNS ont montré que 26 % des enfants de 3-10 ans (n=799 pour les questions non liées à la scolarité et n=641 pour les questions liées à la scolarité) pratiquaient des jeux en plein air les jours avec peu ou pas d’école, et 35 % des enfants les jours d’école. Il est à noter que 39 % ne pratiquaient jamais de jeux en plein air les jours d’école et 13,4 % jamais les jours avec peu ou pas d’école. Ils étaient 67 % à faire un sport en dehors de l’école et 82,5 % à avoir eu un cours d’éducation physique et sportive à l’école. Enfin, ils étaient 39 % à se rendre à l’école par un mode de transport actif (marche, vélo, trottinette). Quant aux enfants de 11-14 ans (n=449), 60 % pratiquaient une activité physique d’intensité au moins modérée au minimum 150 minutes par semaine et 38,7 % au moins 210 minutes par semaine (30 minutes par jour), correspondant aux recommandations définies pour les adultes. Chez les adolescents de 15-17 ans (n=389), 41,8 % des garçons et 18,6 % des filles ont atteint un niveau d’activité physique bénéfique pour la santé (score élevé du questionnaire IPAQ) correspondant également aux recommandations adultes. Il est important de souligner que le seuil de durée qui a été utilisé dans cette enquête correspond aux recommandations pour les adultes qui sont différentes de celles pour les jeunes. En effet, les recommandations pour les jeunes sont fixées à 1 h d’activité physique d’intensité au moins modérée par jour, à laquelle s’ajoute la nécessité d’avoir des activités intenses 3 fois par semaine (OMS, 2010).
Dans l’enquête Inca 2 (Lafay, 2009renvoi vers), 34 % des enfants âgés de 3-10 ans (n=575) pratiquaient des jeux en plein air tous les jours, les jours avec peu ou pas d’école et 47 % les jours d’école (30 % n’en pratiquaient jamais les jours d’école et 15 % jamais les jours avec peu ou pas d’école). La pratique de sport en dehors de l’école s’élevait à 48 % et 83,1 % des enfants avaient eu un cours d’éducation physique et sportive à l’école la semaine précédant l’enquête. Un mode de transport actif (la marche, le vélo ou la trottinette) pour se rendre à l’école, était utilisé par 41 % des enfants, soit moins de la moitié des enfants. Chez les 11-14 ans (n=455), la fréquence de pratique d’activités physiques intenses était de 2 jours par semaine, et 2 jours par semaine également pour les activités physiques d’intensité modérée. Chez les adolescents (15-17 ans), 43 % (63 % des garçons et 24 % des filles) avaient atteint un niveau d’activité physique bénéfique pour la santé (score élevé du questionnaire IPAQ) mais correspondant aux recommandations adultes. Un gradient géographique Nord-Sud a été observé : dans les régions du Nord de la France, la proportion d’adolescents qui avaient un niveau d’activité physique favorable à la santé était plus élevée que dans les régions du Sud de la France (50 % au Nord versus 35 % au Sud). Ce même gradient a été observé entre les régions Est et Ouest du pays (51 % à l’Est versus 34 % à l’Ouest).
Dans une enquête nationale menée chez les adolescents en classe de troisième (n=7 207)3 (Deschamps et coll., 2010renvoi vers), 37,3 % des adolescents ne pratiquaient aucun sport en dehors du cadre scolaire et 13,7 % déclaraient être dispensés de sport au moment de l’enquête. Dans cette enquête, si les garçons faisaient plus fréquemment du sport que les filles, ils étaient également plus nombreux à passer plus de 3 h par jour devant un écran (43,5 % versus 38,6 % pour les filles).
Une étude menée en Provence-Alpes-Côtes d’Azur, parmi 232 jeunes scolarisés âgés de 6 à 20 ans, a quantifié la durée de pratique d’activité physique d’intensité au moins modérée par jour (à partir de la fréquence cardiaque de réserve) et a montré qu’elle décroît en fonction du niveau scolaire passant de 88±36 minutes par jour à l’école primaire à 78±44 minutes par jour au collège et 55±36 minutes au lycée (Gavarry et coll., 2003renvoi vers). De plus, les adolescents étaient moins actifs les jours sans école comparativement aux jours avec école. Il a également été observé un engagement significativement plus important dans les activités d’intensité vigoureuse chez les garçons que chez les filles (19±21 versus 15±15 minutes par jour, respectivement) (Gavarry et coll., 2003renvoi vers).
Des résultats similaires ont été observés dans une étude menée dans le Nord-Pas-de-Calais chez les 3-16 ans (n=361) où l’activité physique a été mesurée par accéléromètre Actigraph (model GT1M) (Blaes et coll., 2011renvoi vers). Dans cette étude, la durée de l’activité physique d’intensité au moins modérée diminuait de l’enfance à l’adolescence avec une légère augmentation de la durée de l’activité physique d’intensité légère. Il a également été constaté que les garçons passaient plus de temps que les filles à des activités d’intensité modérées à intenses. La pratique en dehors des jours d’école semble avoir son importance puisque la durée des activités légères augmentait les jours sans école, alors que celle des activités intenses avait tendance à augmenter les jours d’école entre l’enfance et l’adolescence.
Dans une autre étude menée dans l’Académie du Nord (circonscription de Villeneuve-d’Asq) chez 252 élèves (137 garçons et 115 filles) scolarisés en cycle 3 (CE2, CM1 et CM2), l’activité physique a également été mesurée par accéléromètre Actigraph (model AM 7164) (Guinhouya et coll., 2010renvoi vers ; Apété et coll., 2012renvoi vers). Le temps passé dans une activité physique d’intensité au moins modérée par jour a été calculé pour trois seuils4 définis dans la littérature comme correspondant à l’atteinte du niveau d’activité physique recommandé (60 minutes par jour d’activité physique d’intensité au moins modérée) : ≥1 000, ≥3 200, ≥3 600 coups par minute (unité de mesure utilisée en accélérométrie). En fonction du seuil retenu, la proportion d’enfants qui atteignait le niveau d’activité physique recommandé était de 99 %, 9 % et 5 %, respectivement, avec une durée moyenne d’activité de 142±44 min/j, 32±21 min/j et 25±18 min/j.
L’étude Helena (Healthy Lifestyle in Europe by Nutrition in Adolescence) cible des adolescents âgés de 12,5 à 17,5 ans résidant dans 10 villes européennes (pour la France, Lille : 131 garçons et 160 filles). Sur l’ensemble de l’échantillon (3 278 adolescents), les jeunes déclaraient en moyenne 165 minutes d’activité physique par jour. Les garçons déclaraient plus d’activité physique (vigoureuse et totale) dans le cadre de l’école et des loisirs que les filles, alors que les filles déclaraient plus d’activité physique à la maison et de marche que les garçons (Rey-Lopez et coll., 2010renvoi vers).
L’enquête HBSC (Health Behaviour in School-aged Children) est une enquête quadriennale réalisée chez les élèves de 11, 13 et 15 ans scolarisés dans 39 pays d’Europe et d’Amérique du Nord, dont la France métropolitaine. La dernière enquête réalisée en 2009-2010 a concerné 207 334 garçons et filles (Currie et coll., 2012renvoi vers). Il leur a été demandé le nombre de jours où ils ont été physiquement actifs pendant au moins 60 minutes la semaine précédant l’interrogatoire et le temps passé chaque jour de la semaine devant la télévision. En France, cette enquête a porté sur 3 030 garçons et 2 990 filles. Le tableau 6.Irenvoi vers présente la proportion de jeunes qui ont déclaré avoir été physiquement actifs (activité physique d’intensité modérée à vigoureuse) pendant au moins 60 minutes par jour la semaine précédant l’enquête et la proportion de jeunes ayant déclaré regarder la télévision 2 heures par jour ou plus. Les filles s’engagent moins dans des activités physiques que les garçons, avec une diminution de leur activité entre 11 et 15 ans. En revanche, l’activité sédentaire est plus élevée chez les jeunes de 15 ans et bien que les garçons déclarent plus d’activités sédentaires, la différence de genre est moins marquée que pour l’activité physique.

Tableau 6.I Proportion de jeunes physiquement actifs pendant au moins 60 minutes par jour et regardant la télévision au moins 2 heures par jour dans l’enquête HBSC (d’après Currie et coll., 2012renvoi vers)

 
11 ans
13 ans
15 ans
Garçons (%)
Filles (%)
Garçons (%)
Filles (%)
Garçons (%)
Filles (%)
Activité physique
France
21
9
17
6
14
5
Total HBSC
28
19
24
13
19
10
Télévision
France
49
42
59
55
54
48
Total HBSC
58
54
65
64
64
62

Sédentarité

Peu de données sur la sédentarité des jeunes sont disponibles en France.
Dans la population des jeunes (3-17 ans) de l’enquête ENNS, le temps passé devant un écran était de 3 h par jour en moyenne quel que soit le type de jour, dont 2 h passées devant la télévision. Le temps passé devant un écran les jours avec peu ou pas d’école était presque deux fois plus élevé que les jours avec école. Ces temps avaient tendance à augmenter avec l’âge, chez les garçons comme chez les filles, notamment pour le temps passé devant un ordinateur.
L’enquête Inca 2 (Lafay, 2009renvoi vers) fait les mêmes observations : chez les jeunes de 3-17 ans, le temps moyen passé devant un écran a été estimé à 2h48 minutes par jour, dont 1h57 minutes devant la télévision. Les garçons passaient plus de temps que les filles devant un écran, et ce temps augmentait avec l’âge, particulièrement le temps passé devant un ordinateur. Un gradient géographique Nord-Sud a été observé, avec un temps passé devant la télévision plus élevé dans les régions du Nord de la France (2h02 minutes par jour versus 1h47 minutes par jour dans les régions du Sud).

Activité physique et sédentarité chez les adultes

Activité physique

L’enquête « pratique physique et sportive 2010 » menée sur un échantillon représentatif de 8 510 personnes âgées de 15 ans et plus, résidant en France métropolitaine et dans les départements d’Outre-mer, a montré que 65 % des personnes avaient pratiqué une activité physique ou sportive au moins une fois par semaine au cours des 12 mois précédant l’enquête, dont 43 % plus d’une fois par semaine (Lefevre et Thiery, 2010renvoi vers). Si l’on considère la pratique occasionnelle (au moins une activité physique ou sportive au cours des 12 derniers mois), le pourcentage de pratiquants atteignait 89 %, dont 5 % ayant pratiqué uniquement pendant leurs vacances. Au total, ce sont 280 types d’activité physique ou sportive qui ont été déclarées (Lefevre et Thiery, 2011renvoi vers). Un regroupement en 38 familles d’activités a permis de repérer les 3 grands types d’activités qui réunissent le plus de pratiquants : marche (marche/balade, randonnée, trekking), nage (baignade, natation, plongée, water-polo) et vélo (vélo/cyclisme, VTT, BMX). Les hommes étaient plus nombreux que les femmes à déclarer une activité physique ou sportive quelle que soit la fréquence de pratique (91 % versus 87 %). L’adhésion à une structure privée (par exemple : salle de remise en forme) ou associative était à peu près équivalente chez les hommes et chez les femmes (28 % versus 26 %). Cependant, une pratique encadrée était beaucoup plus fréquente chez les femmes (32 %) que chez les hommes (24 %), alors que la pratique en compétition était nettement plus fréquente chez les hommes (26 %) que chez les femmes (10 %). La proportion de personnes qui déclaraient une pratique d’activité physique au cours des 12 derniers mois diminuait avec l’âge. Cependant, si l’on considérait les personnes ayant déclaré une pratique au moins une fois par semaine, les jeunes de 15 à 29 ans et les personnes âgées de 50 ans et plus sont en proportion plus nombreux à déclarer une pratique (46 % et 44 %) comparés aux 30-49 ans (39 %).
L’enquête Baromètre santé nutrition 2008 (Vuillemin et coll., 2008renvoi vers) a montré que 42,5 % de la population âgée de 15-75 ans se situaient dans le niveau élevé d’activité physique5 , mesuré par le questionnaire GPAQ (Global Physical Activity Questionnaire) (OMS, 2008renvoi vers ; Bull et coll., 2009renvoi vers), avec une proportion plus importante d’hommes (51,6 % versus 33,8 % pour les femmes), 24,4 % de la population se situaient dans le niveau modéré et 33,1 % dans le niveau faible.
Dans l’enquête Inca 2 (Lafay, 2009renvoi vers), 44,8 % de la population adulte (18-79 ans) avaient déclaré une activité physique de niveau élevé considéré comme permettant d’obtenir les bénéfices les plus importants sur la santé (questionnaire IPAQ, International Physical Activity Questionnaire) (IPAQ Research Committee, 2005renvoi vers). Ce taux est proche de ceux observés dans les Baromètres santé 2005 (46 %) et 2008 (43 %) reposant sur les questionnaires IPAQ et GPAQ respectivement, mais diffère de celui observé dans l’enquête ENNS (26,5 %) (Usen, 2007renvoi vers) et dans l’Eurobaromètre (29 %) (Sjöström et coll., 2006renvoi vers). Un gradient géographique Nord-Sud a également été noté, avec un taux inférieur dans les régions du Nord de la France (42 % versus 51 %).
Dans l’enquête ENNS (Castetbon et coll., 2009renvoi vers ; Salanave et coll., 2012renvoi vers), où l’activité physique a également été mesurée avec le questionnaire IPAQ, 36,8 % des sujets étaient classés dans le niveau d’activité physique faible, 36,7 % dans le niveau modéré et 26,5 % dans le niveau élevé, considéré comme le niveau permettant d’obtenir des bénéfices pour la santé. Les femmes étaient plus nombreuses à ne pas déclarer d’activité physique intense (75,3 % versus 62,0 % chez les hommes) mais moins nombreuses à ne pas déclarer d’activité physique d’intensité modérée (31,2 % versus 38,7 % pour les hommes) (Salanave et coll., 2012renvoi vers).
Une des premières études menées à l’échelle européenne a montré une grande variabilité de la prévalence de l’activité physique de loisirs dans l’Europe des 15 (Martinez-González et coll., 2001renvoi vers). Les proportions les plus élevées de personnes actives pendant leurs loisirs ont été observées dans les pays scandinaves (Finlande : 91,9 % ; Suède : 90,3 %) et les plus faibles dans les pays méditerranéens (Portugal : 40,7 % ; Grèce : 60,4 %), la moyenne se situant à 73,1 % (Martinez-González et coll., 2001renvoi vers). Dans cette étude, la France faisait partie du groupe des pays les moins actifs pendant les loisirs (65,6 %). Les hommes déclaraient plus fréquemment pratiquer une activité physique de loisirs que les femmes et cette activité diminuait avec l’âge. Aucune association significative n’a été trouvée entre le statut marital et l’activité physique chez les hommes mais les femmes mariées/concubines ou veuves/divorcées avaient des niveaux d’activité physique plus faibles que les femmes seules. Un plus faible niveau d’activité physique a également été observé chez les sujets avec un niveau d’éducation plus faible.
L’enquête Eurobaromètre « Sport et activités physiques », commandée par la Direction générale pour l’éducation et la culture (DGEA) de la Commission européenne (Commission européenne, 2010renvoi vers) a interrogé 26 788 citoyens européens âgés de 15 ans et plus dans les 27 États-membres. Cette enquête fait suite à l’Eurobaromètre spécial Santé et alimentation, paru en 2005 (Commission européenne, 2006renvoi vers) dans lequel l’activité physique avait également été mesurée. Les résultats publiés en 2010 montrent des disparités entre les 27 pays de l’Union Européenne. Globalement 40 % des citoyens européens disent faire du sport au moins une fois par semaine, 65 % pratiquer une forme d’activité physique au moins une fois par semaine et 34 % ne pratiquer une activité physique que très rarement voire jamais (1-3 fois par mois ou moins souvent).
En France, 33 % des personnes disent pratiquer une activité physique régulièrement (au moins 5 fois par semaine), 42 % assez régulièrement (au moins 1 fois par semaine), 15 % rarement (1-3 fois par mois ou moins souvent) et 10 % jamais (tableau 6.IIrenvoi vers).

Tableau 6.II Pratique d’une activité physique ou d’un sport dans l’enquête Eurobaromètre (d’après Commission européenne, 2010renvoi vers)

 
Activité physique
% (min-max)
Sport
% (min-max)
UE 27a
France
UE 27a
France
Régulièrement
27 (7-44)
33
9 (3-23)
13
Assez régulièrement
38 (24-50)
42
31 (10-51)
35
Rarement
20 (11-30)
15
21 (10-35)
18
Jamais
14 (4-36)
10
39 (6-67)
34
a UE 27 : Union européenne des 27
En France, la majorité des personnes (52 %) disent pratiquer un sport ou une activité physique dans un parc ou dans la nature (UE 27 : 48 %), 26 % sur un trajet (domicile/école, travail, magasins) (UE 27 : 31 %) et 17 % dans un club (UE 27 : 11 %). La principale motivation des français pour la pratique d’une activité physique ou un sport est d’être en meilleure forme (56 % versus 41 % UE 27), puis d’améliorer sa santé (51 % versus 61 % UE 27). Plusieurs raisons sont invoquées quant à la non pratique de sport (tableau 6.IIIrenvoi vers), dont la principale est le manque de temps (43 %).

Tableau 6.III Freins à la pratique d’un sport dans l’enquête Eurobaromètre (d’après Commission européenne, 2010renvoi vers)

 
France (%)
UE 27a (%)
Manque de temps
43
45
Handicap ou maladie
15
13
N’aime pas la compétition
6
7
Trop cher
5
5
Pas d’infrastructures à proximité
2
3
Pas d’amis avec qui pratiquer
2
3
Autres
16
14
Ne sait pas
11
10

a UE 27 : Union européenne des 27

Sédentarité

Comme pour les jeunes, peu de données sur la sédentarité des adultes en France sont disponibles.
Elle a été mesurée, dans l’enquête Inca 2 et dans l’étude ENNS, par le temps passé devant un écran (télévision, ordinateur, jeux vidéo) durant les loisirs et en tenant compte des jours de repos et de travail. Chez les adultes de l’enquête Inca 2, le temps passé devant un écran durant les loisirs a été estimé à 210±141 minutes par jour, dont 150 minutes passées devant la télévision. Cette durée totale passée devant un écran chaque jour est significativement plus faible chez les femmes (198,5 versus 222,8 minutes par jour pour les hommes), mais cette variation s’expliquait essentiellement par le temps passé devant un ordinateur qui est plus élevé chez les hommes (72 minutes par jour versus 49 minutes par jour chez les femmes). Les données de l’enquête ENNS sur le temps passé devant un écran sont proches de celles de l’étude Inca 2 (Lafay, 2009renvoi vers), soit 200 minutes par jour avec une durée plus élevée chez les hommes que chez les femmes.
Dans l’enquête Baromètre santé nutrition 2008 (Vuillemin et coll., 2008renvoi vers), les hommes déclaraient passer plus de temps assis que les femmes, sauf entre 15-25 ans, et la durée passée en position assise diminue avec l’âge dans les deux sexes (15-25 ans : 360 minutes par jour chez les hommes et 408 minutes chez les femmes ; 65-75 ans : 225 minutes par jour chez les hommes et 182 minutes chez les femmes).
Des données sur le temps passé assis au cours d’une journée sont également issues de l’enquête Eurobaromètre « Santé et alimentation » (Commission européenne, 2006renvoi vers). La moyenne de la durée en position assise dans l’Europe des 25 est d’environ 5 heures (312 minutes) par jour. La France se situe dans la moyenne avec presque 5 heures (286,7 minutes) par jour. Les valeurs les plus faibles sont observées en Roumanie, avec 3 h (191,3 minutes) par jour et les plus élevées aux Pays-Bas, avec presque 7 h (409,7 minutes) par jour.

Enquêtes spécifiques aux départements d’Outre-mer

Activité physique et sédentarité

En 2007, une enquête destinée à dresser un état des lieux de la pratique de l’activité physique et de la sédentarité en Guadeloupe, l’enquête Aphyguad, a été menée chez les adultes (ORSaG, 2009renvoi vers) et chez les enfants (ORSaG, 2010renvoi vers).
Chez les enfants de 6-14 ans, l’activité physique a été appréciée à travers une quinzaine de questions concernant l’activité physique à l’école, l’activité sportive en dehors des heures de classe et l’intensité des jeux à la sortie de l’école ou pendant les pauses de midi ou du goûter. La proportion d’enfants qui se rendait à pied ou à vélo à l’école était de 32,7 % ; 32,0 % se disaient très actifs pendant les récréations (courir et jouer) et 39,7 % avaient participé à deux cours et 13,5 % à plus de deux cours d’éducation physique et sportive la semaine précédant l’enquête. Presque la moitié des enfants avait une pratique sportive en dehors du cadre scolaire (49,5 %) dont 87,5 % dans un club ou une association sportive, pour une durée de 3 à 5 heures par semaine pour 39,6 % d’entre eux. La pause représente un temps d’activité pour 46,1 % des enfants qui courent ou jouent à la pause de midi ou du goûter et 53,9 % à la sortie de l’école.
Les jours d’école, plus de la moitié des enfants (52,9 %) regardaient la télévision 1 heure par jour et 10,1 % la regardaient 3 heures ou plus tandis que 5,5 % utilisaient un ordinateur ou une console aussi longtemps, les collégiens passant plus souvent 3 heures et plus devant un ordinateur ou une console. Les jours sans école, 63,5 % des enfants passaient 3 heures et plus devant la télévision et 35,6 % devant un ordinateur.
Concernant les adultes, les résultats montrent que 30,3 % de la population guadeloupéenne âgée de 15 ans ou plus avaient un niveau d’activité physique élevé, selon le niveau mesuré par le questionnaire IPAQ. Ces données sont comparables à celles observées en métropole dans l’enquête ENNS mais inférieures à celles observées dans les études Baromètres santé nutrition et Inca 2. Les hommes sont plus nombreux que les femmes à atteindre ce niveau (40,5 % versus 21,6 % respectivement). Toutefois dans cette enquête, si l’on tient compte du sexe, du diplôme et du bassin d’habitat, les personnes de 65 ans et plus n’ont pas une probabilité plus faible de pratiquer un sport comparé aux plus jeunes. Avec l’âge, une proportion plus importante de personnes était classée dans le niveau d’activité physique faible, 56,5 % des 65 ans et plus se situant dans ce niveau. Des disparités spatiales ont été observées selon les bassins d’habitat : 14,3 % des personnes ont un niveau d’activité physique faible à Marie-Galante contre 71 % dans le bassin de la Côte sous le vent. Des questions plus spécifiques au sport ont été posées et les résultats révèlent que 44,8 % des personnes de 15 ans et plus pratiquent une activité sportive au moins une fois par semaine, avec une plus forte proportion d’hommes que de femmes (50,8 % versus 39,6 %). La pratique sportive diminue avec l’âge, passant de 58,3 % pour les 15-24 ans à 33,3 % pour les 65 ans et plus. Le bassin de Marie-Galante qui affichait le niveau d’activité physique au moins modérée le plus élevé compte, par contre, la plus faible proportion de personnes qui pratiquent régulièrement un sport (18,2 %).
La population âgée de 15 ans ou plus passait en moyenne 3h55 en position assise par jour, dont la moitié passait plus de 3 h par jour. Cette durée en position assise est plus élevée (300 minutes) chez les plus jeunes (15-24 ans).
L’étude NutriMay, menée à Mayotte en 2006, permet également de disposer d’informations sur le niveau d’activité physique des habitants de l’île âgés de 15 ans et plus à partir de données recueillies via le questionnaire IPAQ (Vernay et coll., 2009renvoi vers). La proportion d’hommes ayant un niveau d’activité physique élevé (48 %) était comparable à celle observée en métropole dans les études Baromètres santé nutrition et Inca 2, et plus élevée que dans l’étude ENNS. La proportion de femmes dans ce niveau était particulièrement basse (13,3 %). Une majorité de femmes (55,2 %) avait un niveau d’activité physique faible, ce qui était le cas pour un tiers des hommes (32,9 %). La durée moyenne devant un écran (hors activité professionnelle) s’élevait en moyenne à 59 minutes par jour (63,7 % des hommes et des femmes passaient moins de 60 minutes par jour devant un écran).
En Martinique, une enquête a été réalisée chez des collégiens en classe de 4ème (358 garçons, 356 filles) âgés de 14,4± 0,8 ans en moyenne (min=12,4 ans, max=18,6 ans) (Caius et Benefice, 2002renvoi vers). Les résultats montrent que la pratique sportive est fréquente en dehors des cours obligatoires d’éducation physique et sportive au collège : la pratique d’au moins un sport a été déclarée par 80 % des garçons (4,2±4,9 heures par semaine) et 53 % des filles (2,0±3,1 heures par semaine). Cette pratique sportive est plus faible pour les collégiens les plus âgés, avec une baisse plus importante chez les filles que chez les garçons. Une forte proportion d’adolescents (70 %) a déclaré regarder la télévision ou jouer à des jeux vidéo souvent à très souvent.
Le tableau 6.IVrenvoi vers présente une synthèse des résultats des principales enquêtes nationales sur le niveau d’activité physique chez les adultes en France.

Tableau 6.IV Pratique des adultes selon le niveau d’activité physique dans les enquêtes nationales

 
Prévalence selon le niveau d’activité physique (%)
Enquêtes
Année
Âge (ans)
Questionnairea
Effectif
Élevéb
Modéréc
Faibled
Enquêtes en métropole
Baromètre santé
2005
15-75
IPAQ/tel
8 708
46
33
21
ENNS
2006-2007
18-74
IPAQ/dom
3 115
26
37
37
Inca 2
2006-2007
18-79
IPAQ/dom
2 596
45
30
25
Baromètre santé
2008
15-75
GPAQ/tel
3 847
43
24
33
Enquêtes dans les DOM
NutriMay
2006
≥15
IPAQ/dom
344
29
26
45
Aphyguad
2008-2009
≥15
IPAQ/dom
685
30
29
41

DOM : Département d’Outre-mer
a Nom du questionnaire utilisé (IPAQ : International Physical Activity Questionnaire ; GPAQ : Global Physical Activity Questionnaire)/ modalité d’administration (tel : entretien téléphonique ; dom : entretien à domicile, en face à face)
b Élevé : activité physique intense au moins 3 jours par semaine, entraînant une dépense énergétique d’au moins 1 500 METs-minutes par semaine, OU au moins 7 jours de marche à pied et d’activité physique modérée ou intense jusqu’à parvenir à un minimum de 3 000 METs-minutes par semaine
c Modéré : au moins 20 minutes d’activité physique intense par jour pendant 3 jours ou plus par semaine, OU au moins 30 minutes d’activité physique modérée ou de marche à pied par jour pendant 5 jours ou plus par semaine, OU au moins 5 jours de marche à pied et d’activité physique modérée ou intense, jusqu’à parvenir à un minimum de 600 METs-minutes par semaine
d Faible : sont classées dans cette catégorie les personnes qui ne répondent à aucun des critères mentionnés en b et c

En conclusion, selon les études disponibles, entre 26 % et 44 % de la population adulte déclaraient une activité physique d’un niveau élevé, qui correspond au niveau d’activité physique recommandé, une proportion plus importante d’hommes que de femmes se situant dans cette catégorie. Des différences méthodologiques entre les enquêtes, notamment en termes de questionnaires utilisés, sont susceptibles d’expliquer cette variabilité dans les résultats. La pratique a tendance à diminuer avec l’âge et cette évolution se retrouve dans la majeure partie des pays développés et également dans les DOM-TOM. Pour les enfants et les adolescents, les données disponibles ne permettent pas de juger de l’adéquation des déclarations avec les recommandations de pratique faute de données suffisamment précises ou de consensus sur la définition du seuil d’activité. Comme chez les adultes, une différence d’activité selon le genre est observée, en général les garçons pratiquent plus d’activité modérée à intense que les filles.
Concernant la sédentarité, estimée à partir du temps passé assis, on constate une augmentation dans la population du fait de l’évolution de la société et de ses modes de vie. D’après les études Inca et ENNS chez les adultes, le temps passé devant un écran est d’environ 200-210 minutes par jour, plus élevé chez les hommes que chez les femmes. D’après les données de l’Eurobaromètre, la France se situe dans la moyenne européenne avec presque 5 h de temps passé assis au cours d’une journée. Ce champ de recherche étant relativement récent (début en 2005), des mesures plus détaillées des activités sédentaires sont nécessaires pour avoir une meilleure description de ce comportement dans la population française et étudier les relations entre activité physique et sédentarité.
Anne Vuillemin
Université de Lorraine, Université Paris Descartes,
Apemac, EA 4360, Faculté du Sport, Nancy

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