En France, la consommation globale d’alcool a diminué de près de 40% en quarante ans. Cela est dû à une diminution importante de la consommation de vin, qui reste néanmoins la boisson alcoolique la plus consommée. Malgré cette diminution, la France est toujours en tête des pays européens pour la mortalité prématurée masculine. Par ailleurs, on estime à cinq millions le nombre de personnes qui ont un problème avec l’alcool et à deux millions celles qui en sont dépendantes. Pour la collectivité, il s’agit bien là d’un lourd problème de santé, que les pouvoirs publics doivent prendre en charge.

A la demande conjointe de la Mildt, de la Cnamts et de l’Inpes, l’Inserm a réalisé une première expertise collective en 2001 qui a donné lieu à l’ouvrage intitulé «Alcool effet sur la santé» . Ce nouvel ouvrage présente les résultats d’une seconde expertise, engagée à la demande des mêmes partenaires. Il porte sur les différents contextes d’usage de l’alcool, l’évolution des modes de consommation, les conséquences socioéconomiques des consommations excessives, les déterminants et les traitements de l’alcoolodépendance.

Après une analyse très détaillée de la littérature, le groupe d’experts a élaboré des recommandations de prévention et d’éducation à la santé adaptées à l’âge, au sexe, aux différentes situations (conduite automobile, travail…) et aussi aux variations inter-individuelles. Il insiste sur l’importance d’une revalorisation de la prise en charge des patients alcoolodépendants.

Cette expertise souligne également la nécessité de développer des travaux en sciences sociales sur l’évolution des modes de consommation, en physiopathologie afin de mieux comprendre les mécanismes de la dépendance et en recherche clinique pour proposer plus de traitements aux patients.

Dans cette expertise

Rapport complet, 536 p. :

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Synthèse et recommandations, 72 p. :

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Groupe d'experts et auteurs

Groupes d’experts et auteurs
  • Philippe ARVERS, centre de recherche du service de santé des armées, La Tronche
  • Jean-Pascal ASSAILLY, Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité, Arcueil
  • Philippe BATEL, unité de traitement ambulatoire des maladies addictives, hôpital Beaujon, Clichy
  • Marie CHOQUET, épidémiologie et biostatistique, Inserm U 472, Villejuif
  • Thierry DANEL, service d’addictologie, centre hospitalier régional universitaire de Lille, Lille
  • Martine DAOUST, unité de recherche sur les adaptations physiologiques et comportementales, université de Picardie, Amiens
  • Philippe DE WITTE, biologie du comportement, université catholique de Louvain, Louvain-La-Neuve, Belgique
  • Françoise FACY, épidémiologie des conduites addictives, Inserm XR 302, Le Vésinet
  • Jean-Dominique FAVRE, service de psychiatrie, hôpital d’instruction des armées Percy, Clamart, président de la Société française d’alcoologie
  • Eric HISPARD, service de médecine interne, hôpital Fernand-Widal, Paris
  • Thérèse LEBRUN, centre de recherches économiques, sociologiques et de gestion (CRESGE-LABORES) université catholique de Lille, Lille
  • Anne-Marie LEHR-DRYLEWICZ, médecin généraliste, Parçay-Meslay
  • Michel LEJOYEUX, service de psychiatrie, hôpital Louis-Mourier, Colombes
  • Pierre MORMÈDE, laboratoire de neurogénétique et stress, unité mixte Inra - université Victor Segalen Bordeaux II, institut François Magendie, Bordeaux
  • Véronique NAHOUM-GRAPPE, centre d’études transdisciplinaires, sociologie, anthropologie, histoire, École des hautes études en sciences sociales - CNRS, Paris
  • Claudine PÉREZ-DIAZ, centre de recherche psychotropes, santé mentale, société, CESAMES (UMR 8136), CNRS-université René Descartes Paris V, Paris
  • Myriam TSIKOUNAS, centre d’histoire sociale du XXe siècle/Credhess (UMR 8058), université Paris I, Paris
Ont présenté une communication
  • Patrick AIGRAIN, Office national interprofessionnel des vins - Inra, Paris
  • Jean-Michel COSTES, Observatoire français des drogues et des toxicomanies, Paris
  • Colette MÉNARD, Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, Vanves, et Stéphane LEGLEYE, Observatoire français des drogues et des toxicomanies, Paris
  • Michel REYNAUD, département de psychiatrie et d’addictologie, hôpital Paul- Brousse, Villejuif
  • Jacques WEILL, Professeur honoraire des universités, Tours
  • Marie ZINS, épidémiologie, santé publique et environnement professionnel et général, Inserm U 88-IFR 69, Saint-Maurice
Coordination scientifique et éditoriale
  • Élisabeth ALIMI, chargé d’expertise, Centre d’expertise collective de l’Inserm, faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris
  • Catherine CHENU, attaché scientifique, Centre d’expertise collective de l’Inserm, faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris
  • Jeanne ÉTIEMBLE, directeur du Centre d’expertise collective de l’Inserm, faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris
  • Catherine POUZAT, attaché scientifique, Centre d’expertise collective de l’Inserm, faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris
Assistance bibliographique et technique
  • Chantal RONDET-GRELLIER, documentaliste, Centre d’expertise collective de l’Inserm, faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris
  • Claire NGUYEN-DUY, relectrice, Paris